L’élan actuel de la photographe dans un monde en accélération permanente peut surprendre. Quel intérêt d’avoir des images fixes à l’heure des flux d’informations toujours plus rapides où un évènement peut être connu planétairement en une seconde et infirmée dans la minute ?
L'angoisse de l’imprévu, de l’accident qui grippe le système, de l’incident écologique, politique, terroriste,viral...
La confusion actuelle des idées est due à notre incapacité à réfléchir dans l’accélération.
La photographie permet de nous poser, de réfléchir et de décider. Fixer une image permet de rétablir un sens. Contrairement au reporter photo d’antan qui voyageait pour rapporter des images , le photographe actuel peut ne pas bouger, regarder le flux et arrêter le temps par ses clichés.
Je crois avoir commencé à photographier quand j'avais dix ans, avec un brownie flash que m'avait donné un américain. Un 6/9 offert par ma marraine à ma communion m'a ensuite permis de faire des reportages avec les ''Éclaireurs de France''. L'achat de mon premier Canon, un ftb, a été un évènement et je suis rentré au club photo des Planchettes. Notre grande spécialité était le reportage sur les courses cyclistes. A bord de ma Méhari décapotée, nous suivions les courses en photographiant et le soir, les tirages faits sur place étaient vendus aux participants au profit du club. L'achat d'un téléobjectif Tamron 400 a été la révélation qui m'a permis de photographier la vie sauvage. A cette époque, j'ai aussi beaucoup utilisé en diapositives les restes de bobines d'ektachrome utilisés par l'armée de l'air. Ma passion pour la photo est toujours totale et je photographie la nature et toutes les activités qui s'y rattachent.
Plus d’un demi-siècle écoulé depuis mon premier appareil photo, un Kodak à soufflet reçu en cadeau. Puis la nécessité professionnelle a voulu que je suive la technique, passant de l’argentique au développement instantané, sacrifiant souvent la qualité au profit de la rapidité d’informer. Et puis d’autres circonstances m’ont amené à privilégier la vie animale dans nos forêts, cherchant ici et là l’attitude originale du brocard, l’élégance du cerf et la puissance du sanglier. Saisir sur le vif des situations épiques ne manque pas d’intérêt, même si le numérique a considérablement augmenté les chances de succès. La photo est, et restera, « le » moyen de fixer des souvenirs. A notre époque dans laquelle tout change si rapidement, ça n’est pas anodin.
François Basse: Canon EOS D Mark II, Objectifs : 24mm à 70mm à 2,8 et 70mm à 200 mm à 2,8.
Christian Busseuil:
Canon eos 400d, Canon eos 7d, objectif Canon EF S 18/200, objectif Canon EF 24/70 L USM, objectif Canon EF 100/400 L IS, objectif Sigma 150 APO MACRO.
Jean François Guerbert:
Canon eos 50d, Canon 18-200 mm, Canon 35- 300 mm, Sigma 50-500 mm.
La photo n’est pas une passion de solitaire. Il n’y a pas de photo sans spectateur. Bien que nous sommes actuellement dans une période tout numérique, rien ne remplace cette alchimie mystérieuse qui se produit entre le spectateur et le papier photo dans une exposition.
Imag’in Nature dispose d’un volant d’une cinquantaine de photos au format 60 x 40 cm à disposition d’une exposition.
N’hésitez pas à nous téléphoner pour convenir d’un rendez-vous sur place. 03 29 70 93 24